Retour au travail
4,7 millions dans les soins psychologiques de première ligne

Un tiers au moins des malades de longue durée souffrent de problèmes liés à la santé mentale. Ceci n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le ministre Vandenbroucke annonce investir 4,7 millions d’euros dans le cadre de son plan « retour au travail ».
En novembre dernier, le gouvernement a approuvé une quatrième vague de mesures de retour au travail pour prévenir les entrées en incapacité de longue durée (détection précoce), renforcer le suivi médical (réévaluation annuelle) et responsabiliser les acteurs concernés dont le médecin.
Les soins psychologiques s’annoncent comme la pierre angulaire d’une prévention de l’entrée en incapacité. Le ministre annonce investir prochainement 4,7 millions supplémentaires dans ce domaine. Il l’a annoncé lors d’un événement organisé par les asbl Kom op tegen Kanker et Vlaams Patiëntenplatform. Celles-ci « souhaitent unir leurs forces avec les organisations patronales, les syndicats, les mutualités et les services de prévention afin d’améliorer structurellement la reprise du travail pendant ou après une maladie grave ou de longue durée ».
Eviter de tomber malade
Rien de neuf sous le soleil : mieux vaut prévenir que guérir. Le ministre veut éviter que les gens tombent malades.
« Il y a quelques années, l’étude EPCAP (Evaluation of Primary Care Psychology) a confirmé la valeur ajoutée des interventions psychologiques précoces. Grâce à la réforme SPPL du ministre Vandenbroucke de 2021, les personnes concernées peuvent désormais avoir recours plus rapidement et plus facilement aux soins psychologiques de première ligne. Plus de 600 000 personnes ont déjà fait usage de cette possibilité. Six mois après le début d’un parcours moyen de six séances, une baisse de l’absentéisme de 41 % a été constatée, passant de cinq à deux jours par mois. Simultanément, il est apparu clairement que les personnes fonctionnent mieux au quotidien. »
Pour ce pan de l’action du ministre, 3,2 millions ont été dégagés.
Suive 1,5 million dédié aux demandeurs d’emploi. « Nous voulons les atteindre grâce à un accompagnement plus proactif et plus ciblé sur l’outreaching, afin que personne ne soit laissé pour compte. »
Collaboration avec le FOREM
Enfin, un soutien psychologique est proposé dans les services régionaux pour l’emploi (Forem…) et les mutualités.
Le ministre veut renforcer sa collaboration avec le FOREM et les Maisons de l’Emploi en Wallonie, Actiris à Bruxelles, le VDAB et le GTB en Flandre et l’Arbeitsamt en Communauté germanophone.
Le budget fédéral total consacré aux soins psychologiques se monte à 256,8 millions d’euros en 2026.
Frank Vandenbroucke commente : « Mieux vaut prévenir que guérir. Nous devons aider rapidement et soutenir les personnes qui ont des difficultés psychologiques. De cette manière, nous évitons que les problèmes ne s’aggravent et que les intéressés ne se retrouvent en maladie, voire en maladie de longue durée. Grâce à cet investissement supplémentaire dans notre convention SPPL, nous pouvons mettre l’accent encore davantage sur la prévention. Etant donné que les psychologues apporteront leur soutien dans les lieux où les personnes sont activement accompagnées vers l’emploi, nous réduisons également les obstacles qui empêchent les intéressés de chercher de l’aide. »