Anticiper l'incapacité
Le gouvernement va expérimenter le congé maladie préventif à temps partiel
Le gouvernement lancera, au plus tard d’ici la fin de cette année, un projet pilote permettant aux travailleurs qui risquent de tomber malades de travailler à temps partiel avec une allocation complémentaire. Le gouvernement souhaite ainsi "garder les personnes à bord avant qu’elles ne soient complètement en incapacité", déclare la députée CD&V Nahima Lanjri.

Plus d’un demi-million de Belges sont, actuellement, en maladie depuis plus d’un an. Un nombre qui risque encore d’augmenter et qui pourrait coûter 1,9 milliard d’euros supplémentaires à l'Etat d’ici 2030, explique Nahima Lanjri, députée CD&V.
L’automne dernier, elle a lancé une proposition visant à accorder une allocation aux personnes qui risquent de tomber en incapacité, mais qui continuent malgré tout à travailler à temps partiel, pour les heures non prestées. « Nous devons garder les gens à bord, plutôt que de devoir ensuite les repêcher hors de l’eau. »
Projet-pilote d'ici la fin de l'année
L’« allocation de participation au travail » n’est toutefois possible que si le travailleur continue à travailler au moins à 60% et sur prescription médicale. L’allocation prend fin après six mois, bien qu’une prolongation unique soit possible si l’employeur et le médecin-conseil de la mutualité donnent leur accord.
Le gouvernement lancera un projet pilote d’ici la fin de l’année au plus tard. Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit) en assurera le déploiement.
Le projet pilote est pour l’instant limité aux personnes atteintes d’une maladie dégénérative ou progressive, afin d’éviter les abus.
« Cela ne doit pas devenir un système où quelqu’un qui se sent un peu moins bien travaille automatiquement moins tout en conservant son revenu. Il doit s’agir de personnes présentant un risque réel et médicalement fondé d’incapacité de longue durée », souligne Mme Lanjri.