Blocage des sites web vendant des drogues illicites
Toute personne visitant un site web vendant des drogues illégales sera bientôt automatiquement redirigée vers une page d'avertissement. C'est ce qu'a déclaré le ministre Frank Vandenbroucke devant la commission de la santé de la Chambre des représentants, en réponse à une question sur les compléments alimentaires à base de testostérone.
La députée Irina De Knop (Anders) a demandé si M. Vandenbroucke avait une idée de l'ampleur des ventes en ligne de tests et de produits de testostérone en Belgique. Ces produits sont vantés par des influenceurs sur les médias sociaux, en particulier auprès des jeunes hommes. De Knop souhaitait également savoir si l'AFMPS ou le SPF Santé publique contrôlaient ce phénomène.
Selon Vandenbroucke, il n'existe pas de chiffres fiables sur le volume des ventes en ligne de
testostérone et de produits à base de testostérone relevant de la compétence de l'AFMPS en Belgique, ni sur la mesure dans laquelle ils s'adressent spécifiquement aux jeunes hommes.
Selon la législation européenne relative aux dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, les autotests de testostérone doivent être contrôlés par un organisme notifié (en Belgique, il s'agit de l'AFMPS) avant d'être mis sur le marché. L'AFMPS n'a actuellement pas connaissance de fabricants ou de fournisseurs de ces tests de testostérone basés en Belgique.
Bouclier anti-hameçonnage belge
Dans la pratique, il est impossible de s'attaquer directement aux sites web étrangers qui proposent ces produits, car ils ne relèvent pas de la compétence de l'AFMPS, a précisé M. Vandenbroucke.
C'est pourquoi les services d'inspection de l'AFMPS, en collaboration avec le Centre for Cybersecurity Belgium, veulent déployer le"Belgian Anti Phishing Shield" pour ces sites web. Comme c'est déjà le cas aujourd'hui pour d'autres sites web proposant du matériel illégal, les visiteurs sont alors automatiquement redirigés vers une page d'avertissement.
M. Vandenbroucke a reconnu la nécessité d'une approche coordonnée contre la désinformation en matière de santé et la médicalisation inutile via les médias sociaux. Cela nécessite une coopération entre les différents niveaux politiques et les autorités compétentes.
Au niveau fédéral, l'AFMPS diffuse déjà des informations correctes, fiables et compréhensibles sur la santé via FarmaInfo.