Deux propositions du CD&V veulent modifier le congé de naissance
En cas de naissance multiple ou d’hospitalisation du nouveau-né
La députée Nahima Lanjri a déposé deux propositions de loi visant à modifier le congé de naissance : l’une concerne les naissances multiples, l’autre l’hospitalisation du nouveau-né.
Herman Nys, professeur émérite de droit médical à la KU Leuven
La députée Nahima Lanjri (CD&V) a déposé à la Chambre des représentants deux propositions de loi relatives au congé de naissance.
La première proposition vise à modifier la loi relative aux contrats de travail afin d’étendre le congé de naissance en cas de naissance multiple.
La seconde proposition prévoit de prolonger le congé de naissance des pères ou coparents lorsque leur enfant est hospitalisé.
Vingt jours supplémentaires par enfant en cas de naissance multiple
Plusieurs études ont déjà montré les effets positifs du congé de naissance, à court comme à long terme. Les pères et les coparentes souhaitent souvent eux-mêmes passer davantage de temps avec la mère et l’enfant après la naissance.
Le congé de naissance est actuellement de vingt jours. Une naissance multiple représentant une période encore plus intense pour la famille, la première proposition prévoit vingt jours de congé par enfant : vingt jours de plus pour des jumeaux, quarante jours de plus pour des triplés, et ainsi de suite. Son article 2 modifierait en ce sens l’article 30, § 2, de la loi relative aux contrats de travail.
Une prolongation si le nouveau-né reste hospitalisé
Aujourd’hui, les pères et coparents doivent reprendre le travail après vingt jours. Lorsque l’enfant est hospitalisé, ce délai ne leur permet pas de concilier suffisamment leur travail, la vie familiale et les visites à l’hôpital, estime Nahima Lanjri.
Selon la députée, l’écart entre la durée du congé de naissance et celle du congé de maternité fait aussi reposer l’essentiel des soins sur la mère. Le peu de temps accordé aux pères et coparents après la naissance désavantage également l’enfant.
Sa seconde proposition prolongerait donc leur congé de naissance lorsque le nouveau-né reste hospitalisé. Elle s’inspire de la prolongation du repos postnatal déjà prévue pour les mères en cas d’hospitalisation prolongée de leur enfant. Comme pour le congé de maternité, cette prolongation serait limitée à vingt-quatre semaines.
La mesure s’appliquerait aux salariés, aux indépendants et aux fonctionnaires si le nouveau-né est toujours hospitalisé après les sept premiers jours suivant sa naissance.